Alacaza, une messagerie pour l'immeuble, et au-delà

07 décembre 2020


Faire communiquer les résidents et les acteurs de la vie d'un immeuble, c'est la vocation d'Alacaza. Rémy Lombard, son fondateur, nous décrit ses caractéristiques.

Qu'est-ce qu'Alacaza ?

Alacaza, c'est la messagerie augmentée de votre immeuble et de votre quartier, c'est le WhatsApp de la proximité.

Qu'entendez-vous par là ?

C'est l'appli de votre immeuble et de votre quartier. Concrètement, elle comporte des fonctionnalités destinées à faciliter la vie des occupants de l'immeuble ; et d'autres destinées à faciliter le travail des professionnels. 

Alacaza c'est une application, utilisable sur ordinateur ou smartphone. Avec trois échelles d'utilisation qui nous permettent de répondre à la somme des usages nécessaires aux occupants d'un immeuble, qui peut donc les convaincre de l'utiliser dans la durée.

- La première échelle, c'est l'immeuble.
Alacaza, c'est comme un WhatsApp de l'immeuble, qui connecte l'ensemble de ses occupants, y compris les locataires. C'est la base : la messagerie instantanée. Il faut qu'on puisse échanger au sein de l'immeuble de façon simple et facile.
Un exemple vécu, heureusement exceptionnel : un cambrioleur qui escaladait un immeuble a été photographié et diffusé sur l'appli pour prévenir les résidents !

Et puis, pour chaque partie prenante, y compris les professionnels, on a développé des fonctionnalités clé pour répondre à leurs problématiques : de quoi a besoin un locataire, un président du conseil syndical, un propriétaire occupant, un syndic, etc.

- La deuxième échelle, c'est le quartier. 
Avec d'abord un fil d'actualités : Actualités de la mairie, d'associations … et aussi des publications de résidents, structurées par thème. Par exemple vous pouvez déclarer avoir perdu quelque chose, publier des petites annonces, informer de l'activité d'une association, échanger des conseils, des recettes de cuisine… Cet échelon est partagé par les habitants des autres immeubles du quartier.

- Et la troisième échelle, c'est l'échelle multi-quartier, c'est en fait une marketplace de biens et de services. Vous y trouvez l'artisan qui peut venir faire des travaux chez vous, vous pouvez donner échanger ou vendre des biens. L'éventail est très large, certains y vendent des parkings.

Prenons un exemple : je suis locataire et j'ai une fuite d'eau, je dois prévenir les voisins, le syndic, l'assureur…

Vous allez avoir une fonctionnalité dédiée. Dans notre système de remontée d'incident, on accompagne l'occupant en lui indiquant la voie à suivre. Notre idée c'est de créer une alliance positive entre tous les acteurs, au-delà du rapport de force. Vous pouvez donc prévenir vos voisins, faire une déclaration d'incident auprès du syndic, qui apparaitra sur son tableau de bord.
Nous apportons aussi un gain de productivité au syndic, qui perd toujours beaucoup de temps en tâches répétitives, il en gagne, du temps, en s'adressant en une fois à l'ensemble des occupants.

Vous dites aussi que les occupants de différents immeubles peuvent dialoguer ?

Sur l'appli vous pouvez naviguer parmi les différentes échelles. À partir de son immeuble, un utilisateur dispose, sur l'appli, de la messagerie interne. 
Mais s'il se connecte sur le deuxième niveau, il peut publier des avis et consulter ceux qui ont été publiés à partir d'autres immeubles : ça peut être des demandes d'infos, des objets perdus, des activités à coordonner… 
Nous avons eu l'exemple de deux immeubles, l'un en logement social, l'autre en accession, qui se sont réunis pour un nettoyage collectif d'un jardin au pied des immeubles, en s'organisant grâce à l'application.

Pour que ça fonctionne, il faut donc que l'ensemble de l'immeuble adopte votre solution ?

Oui, nous avons développé un modèle de déploiement efficace, et nous obtenons des taux d'adoption très fort dans les immeubles.

Combien en avez-vous équipé ?

Nous comptons 500 immeubles actifs depuis 2017, année d'ouverture de l'entreprise. 

Et ils sont réunis par quartier ?

On fait en sorte que ce soit le cas. Et hors de Paris, nous avons lancé le projet de Savigny le Temple, une petite ville que nous envisageons comme un seul projet.

Et le troisième échelon, le multi-quartier, qu'y trouve-t-on, qui peut y publier ?

Les utilisateurs peuvent y publier ce qu'ils veulent, il y a en effet des artisans qui se présentent, mais c'est surtout du peer-to-peer. D'ailleurs, certains utilisateurs nous ont dit y avoir trouvé un emploi, grâce à leurs voisins.

Quel est votre modèle économique ?

Le déploiement dans une résidence peut être totalement gratuit. 
Nos clients, ce sont les professionnels : syndics de copropriétés, bailleurs sociaux et promoteurs immobiliers. En fait, pour les convaincre d'adhérer, nous leur présentons des preuves de résultats obtenus auprès des résidents d'autres immeubles.
Et ces professionnels souscrivent à des options premium, dans un modèle d'abonnement SaaS, qui leur permettent de tirer tout le parti possible de notre application  

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