Colivme réunit les solutions de coliving en France

07 janvier 2021


Le coliving s'inscrit parmi les tendances qui feront les modes de vie de demain, c'est du moins le point de vue de nombreuses start up. Une place de marché consacrée à cette nouvelle "manière d'habiter" existe d'ores et déjà. Ses créateurs, Lionel Bodenes et Alexandre Marcadier nous en parlent.

Qu'est-ce que Colivme ?

C'est la première place de marché digitale dédiée au coliving. Notre mission est de faciliter l'accès au logement sous cette forme nouvelle.
Nous agrégeons toutes les formes de coliving en France. Nous sommes le plus grand vivier d'annonces en coliving et nous contribuons à structurer ce marché naissant.

Quelqu'un qui souhaite vivre selon ce principe, et donc trouver une communauté à intégrer, peut donc se connecter sur Colivme ?

Exactement. C'est notre objectif numéro un.

Rappelez-nous ce qu'est le coliving ?

C'est une offre d'hébergement clé en main, comprenant un espace privé pour chaque résident et de grands espaces communs, conçus pour créer du lien social entre les résidents.
Le coliving peut se concevoir dans différents produits immobiliers : de grands appartements, des maisons, ou selon le format résidence. Tout est meublé, équipé et connecté. 

Nous accompagnons l'essor du coliving à deux niveaux :

- Le premier c'est la commercialisation, donc donner de la visibilité aux acteurs de ce nouveau marché en commercialisant leur offre sur colivme.com ;

- Le deuxième, c'est l'aide au développement du coliving. Nous mettons en relation des propriétaires, des promoteurs, des foncières, et des opérateurs, pour que ceux-ci puissent ouvrir de nouveaux lieux. Nous les aidons au niveau du développement immobilier.

En fait, vous montez un réseau d'investisseurs, d'opérateurs…

C'est exactement ça. Nous y croyons à 200 %, alors comment faire pour que ça ne reste pas juste un épiphénomène ? Eh bien nous les aidons, y compris dans le développement, car ce qui est difficile aujourd'hui, c'est de trouver de nouveaux lieux.

Le coliving est un phénomène urbain et les lieux disponibles n'y sont pas légion…

C'est vrai, mais l'actualité fait que certaines opportunités se présentent, sur lesquelles nous travaillons : notamment des immeubles de bureaux, qui sont en zone urbaine, bien connectés aux transports en commun, et qui peuvent être repositionnés pour le coliving.

Quels sont vos rapports avec BNP Paribas ?

Nous sommes un projet intrapreneur au sein du groupe BNP Paribas Real Estate. 
Alexandre était dans l'équipe de promotion immobilière, Lionel dans la société de gestion immobilière du groupe. Nous sommes donc bien connectés, en interne et en externe, et l'idée est de mettre à profit toutes ces connexions au profit du coliving. 
Le produit a été révélé au grand public en octobre 2019.

Et où en êtes-vous ?

Notre site permet d'obtenir très simplement les offres disponibles, classées par ville. Nous recevons plus de 20 000 visites uniques par mois et plus de 1 000 demandes chaque mois de personnes souhaitant expérimenter la solution coliving. 

Chaque jour, une personne au moins nous sollicite pour intégrer son espace à notre plate-forme. Nous en intégrons entre 2 et 5 chaque semaine. Cela témoigne de l'élan de ce mouvement.

Qui sont ces opérateurs ?

Pour beaucoup, des personnes qui louaient leur bien de façon traditionnelle et qui sont tout à fait alignés sur le discours du coliving, ainsi que sur la cible, qui est aujourd'hui "les jeunes actifs".

Cela nécessite de leur part beaucoup d'aménagements…

Des travaux d'aménagement, oui, et aussi un écosysteme de services à créer pour proposer aux colivers une expérience spécifique. Tous comprennent qu'un projet d'animation est essentiel à leur projet.
Nous accompagnons ces opérateurs potentiels vers les bons partenaires.

Notre but c'est que le coliving devienne vraiment un nouvel actif immobilier, comme le sont aujourd'hui les résidences étudiantes ou les résidences seniors.  

Et les résidents, ou ceux qui veulent le devenir ?

L'ensemble des données que nous avons réunies donnent une cible prioritaire de 25-35 ans, mais il s'agit surtout de personnes en phase de transition professionnelle ou personnelle.
Donc des étudiants - d'ailleurs, certaines résidences étudiantes ont déjà pivoté vers le coliving – et surtout des jeunes actifs qui arrivent dans la vie professionnelle. Nous pensons que ce public va s'élargir dans l'avenir.
Un type de clients un peu à part : nous sommes contactés par des professionnels établis à l'étranger et qui, venant effectuer une mission en France, veulent habiter en coliving. 

Avez-vous identifié ce qui provoque ce succès ?    

Nous avons des chiffres éloquents : aujourd'hui, 51 % des franciliens vivent seuls.
Et les 2/3 des moins de 35 ans déclarent se sentir seuls dans les grandes villes. Ce n'est sans doute pas un hasard si c'est le public majoritaire du coliving, 
Car précisément, les espaces communs du coliving, qui favorisent le contact et les échanges, sont une réponse à ce sentiment de solitude dans les grandes métropoles.

Covid ou pas, les gens, surtout les jeunes, n'ont pas envie de rester seuls dans leur petit studio au milieu de la ville. Cette crise n'a pas empêché les demandes sur notre site d'augmenter régulièrement et nous pensons même, à l'inverse, qu'elle renforce l'attrait du coliving.
 

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