Commilvousplaira.fr, quand le vendeur décide de la commission de l’agent immobilier

24 septembre 2018


Le montant de la rémunération de l’agent immobilier était déjà battu en brèche par les start-up proposant un tarif fixe pour les ventes. Commilvousplaira.fr va encore plus loin, en laissant le vendeur décider du montant de la commission qu’il versera. Gregory Vaillant, l’initiateur de cette idée, nous présente son agence.

Vous proposez aux vendeurs de fixer le montant de la commission qu’ils vous versent, entre 0,5 % et 5 % du montant de la vente, mais à quelles conditions ?

Je ne travaille que sur la région parisienne, et je demande un mandat de vente exclusif. C’est tout. Par la suite, mon travail est celui d’un bon agent : je mets au point la stratégie de vente et le prix avec le client, je fais les photos, la vidéo, et j’insère les annonces sur les plus gros sites. Je reçois les offres, j’organise et conduis les visites, et mène les négociations. Durant cette phase, je tiens mon client informé par SMS, avec un compte rendu au minimum chaque quinzaine. 

Quand un candidat acheteur est intéressé, que le prix lui convient, je lui demande et vérifie toutes les informations nécessaires : identité, salaire, apport, financement… Je soumets l’offre au client, en lui demandant de s’engager sur la commission qu’il compte me verser. Il signe un avenant et la vente se conclut.

Selon quels critères le vendeur détermine-t-il votre rémunération ?

A priori sa satisfaction générale quant à la qualité de ma prestation, la rapidité de l’opération, le prix final obtenu. C’est sans doute un peu différent pour chacun.

Et la grande question : est-ce que ça marche ?

Oui ! Le bilan est largement positif. Depuis l’ouverture de Comm'ilvousplaira.fr en avril 2017, j’ai réalisé une vingtaine de ventes. Un seul client m’a rémunéré au minimum, 0,5 %. Trois m’ont consenti 5 %, le montant maximum, et les autres se situent dans la moyenne. C’est ce que j’espérais en lançant cette offre.

En fait, les gens sont honnêtes et ils voient le travail que leur opération représente pour moi. Car je ne lâche jamais rien. Dès les débuts, grâce à quelques articles de presse, ça a fonctionné et depuis je n’ai jamais moins de cinq mandats en cours.

Le marché très bien orienté m’a sûrement un peu aidé. Quand on est au juste prix en zone tenue, ça part très vite.

Aujourd’hui, où en êtes-vous ?

J’ai 10 mandats en cours, et compte tenu du temps que ça exige, je ne peux pas en prendre plus. La suite, c’est d’intégrer un ou plusieurs collaborateurs.

Des concurrents qui se profilent sur ce créneau ?

Pas que je sache pour l’instant !

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