Zoom sur le crowfunding immobilier

09 juin 2017


Le crowfunding, littéralement « se financer auprès de la foule », est une activité qui consiste à faire appel à des financeurs privés via internet pour développer un projet : start-up, production de disque, projet d’énergie durable, etc. Depuis deux ans le crowfunding est actif également dans la promotion immobilière.

Permettre l’émergence d’un projet

Programme neuf de logements ou de bureaux, aménagements fonciers, toutes sortes de projets immobiliers sont finançables par l’appel à l’épargne des internautes. Il s’agit pour le promoteur de rassembler grâce au crowfunding une assise suffisante en termes de fonds propres pour obtenir le financement bancaire nécessaire pour mener à bien l’opération.

Entre le public et le promoteur, des plateformes spécialisées en crowfunding (pas uniquement immobilier) sont opérateurs de la relation. L’investissement se concrétise sous forme d’une obligation ou d’un prêt obligataire.

Un investissement modeste et rentable

La mise de fonds exigée au départ est remarquablement modérée : en apportant généralement 1000 ou 2000 €, et parfois seulement entre 100 et 300 €, il est possible de participer au financement d’un projet. Il faut ensuite attendre la construction puis la livraison du programme, soit entre un et deux ans, pour retrouver ses fonds, assortis d’un rendement annuel de 7 à 12 %.

Une activité régulée

L’AMF a émis des conditions à cette activité. Pour l’exercer, il faut avoir reçu un label soit Cip (Conseil en investissements participatifs) soit d'Ifp (Intermédiaire en financement participatif). L’opérateur doit aussi avertir régulièrement l’investisseur des risques de ce placement.

Les risques lié au crowdfunding

Comme pour tout investissement financier, il existe des risques en relation avec le rendement attendu. Ce sont les risques habituels de l’activité immobilière : les recours, qui bloquent un chantier, un permis de construire annulé, des fouilles archéologiques qui durent, des problèmes techniques liés à la construction, la défaillance d’un sous-traitant ou même du promoteur lui-même, ou un programme qui tarde à se vendre…

Ce n’est qu’après la vente aboutie de l’ensemble du programme que l’investisseur rentrera dans ses fonds.

Les opérations parvenues à l’achèvement jusqu’à présent n’ont pas connu de problèmes majeurs, ce qui ne présage pas pour autant de l’avenir. La prudence et la diversification sont de mise quand on envisage ce type d’investissement.

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